Le SERT s’élancera en pôle position du 88e Bol d’Or samedi à 15 heures. L’équipage de la Suzuki championne du monde en titre devance la BMW officielle numéro 37 et la Yamaha YART numéro 7, protagoniste comme elle au titre de champion du monde. Cette pôle position s’est accompagnée d’un nouveau record du circuit, grâce à la performance exceptionnelle d’Etienne Masson, premier pilote à réaliser un tour en 1’50’’ secondes.
Le SERT condamné à gagner

Ce 88e Bol d’Or promet d’être explosif vu l’enjeu que cette dernière course de la saison représente. En effet, pas moins de 6 équipes peuvent mathématiquement prétendre au titre suprême à l’issue des deux tours d’horloge. Au terme des essais la Yamaha YART et la BMW 37 sont à égalité parfaite en haut du classement. La Kawasaki 11 reste toujours en troisième position à 7 points alors que la Suzuki Yoshimura SERT Motul est à 13 longueurs. Une situation qui ne laisse place à aucune stratégie particulière si ce n’est celle de tout donner pour aller chercher cette victoire qui permettrait au team Suzuki de s’imposer pour la troisième fois consécutive sur le Bol et espérer pour le titre.
« Nous devons faire notre course sans se poser de question et on fera les comptes à l’arrivée » explique Damien Saulnier le team manage avant de poursuivre. « Les conditions seront parfaites coté météo ce qui est très bien pour le spectateurs mais très exigeantes pour les mécaniques et les hommes. » Sous entendu, la fiabilité sera la clé de ces deux tours d’horloge.
La performance XXL d’Etienne Masson

Une fiabilité qui depuis un moment fait le point fort de l’équipe de Damien Saulnier, mais ce dernier peut aussi s’appuyer sur un trio de pilotes qui a encore fait étalage de sa vitesse et de son homogénéité durant les essais. Black, Linfoot et Masson se tenant en quelques dixièmes et tous les trois sous la barre de l’ancien record de la piste. Mieux, vendredi matin dans la dernière séance qualificative, Etienne Masson a été officiellement le premier et seul pilote à réaliser un chrono sous la barre des 1’51’’ au tour. Un exploit saluer par une salve d’applaudissements à son retour au box.
« Je savais qu’il y avait la possibilité de faire un super temps mais pour cela il faut toujours un peu de chance et surtout bénéficier d’une aspiration dans la ligne droite du Mistral. » explique un Etienne Masson plus que ravi. J’ai pu profiter du fairplay de Corentin Perolari sur la Honda officiel et je l’ai déborder au meilleur moment dans la ligne droite. Ensuite c’était à moi de terminer le boulot.
Les stands et la réussite clés de la course

Terminer le boulot ou du moins le commencer de la meilleure des façons. Car samedi à 15h01la pôle position sera de l’histoire ancienne et il faudra cravacher durant deux tours d’horloge. Un scénario que le nouveau recordman de la piste aborde avec sérénité. « Cette pôle c’est le résultat du travail de toute une équipe mais le plus dur reste à faire. On a la chance d’avoir une moto fiable et surtout une équipe parmi les meilleures pour ne pas dire la meilleure dans les interventions aux stands. » explique Masson. « Nous sommes performants sur et en dehors de la piste et nos deux victoires précédentes parlent pour nous. Le plus dur commence mais nous avons des arguments à faire valoir. » conclue t’il.

Des arguments recevables mais pas sur que les adversaires du SERT les entendent. Comme le confirme Marcus Reiterberger, le pilote BMW, « sur une course d’endurance et surtout sur une 24 heures, tout peut arriver. On ne peut donc rien prédire, seulement s’appuyer sur ses connaissances. » et Mandy Kainz le team manager de la Yamaha YART d’ajouter « la chance fait partie de l’équation. Si tu n’as pas cette réussite avec toi tu peux être le plus rapide mais ne pas gagner. Nous en avons fait la cruelle expérience à Suzuka et ici même l’an passé. »
Rendez vous dimanche à 15 heures pour savoir de quel coté, les rebondissements du 88e Bol d’Or auront fait pencher la balance…

