Niccolò Canepa
YART - Yamaha Official Team EWC AUT Yamaha YZF-R1 EWC CANEPA Niccolò ITA FRITZ Marvin GER HANIKA Karel CZE Endurance 24h Le Mans (Circuit Bugatti) 16-17.04.2022 photo: Lukasz Swiderek www.photoPSP.com @photopsp_lukasz_swiderek

Interview : Niccolò Canepa en mission !

Depuis 2016, lorsque Yamaha brille en endurance, Niccolò Canepa est dans le coup. Ces dernières saisons, l’Italien s’est dĂ©menĂ© pour gagner une nouvelle couronne mondiale avec le YART et il n’a jamais Ă©tĂ© aussi près du but. Quelques semaines avant la finale au Bol d’Or, on fait le point avec lui. Retour sur sa carrière, ses succès, ses dĂ©sillusions, sa renaissance en Endurance, la transformation du YART et cette mission qu’il compte bien rĂ©ussir.

YART – Yamaha Broc Parkes (AUS) Marvin Fritz (GER) Niccolo Canepa (ITA) Yamaha YZF R1 Formula EWC 8h Slovakia 2019 (Circuit Slovakiaring) 09-11.05.2019 PSP / Mateusz Jagielski www.photoPSP.com

On remarque une caractĂ©ristique intĂ©ressante dans ta carrière. Tu as d’abord Ă©voluĂ© très rapidement dans les premières annĂ©es.

Oui, au dĂ©but de ma carrière, c’Ă©tait plus facile [rires]. Je n’avais pas encore connu les difficultĂ©s [rires]. C’Ă©tait hyper facile mĂŞme. Ă€ 14 ans, j’ai fait le CIV 600. Plus tard, Ducati m’a fait signer un contrat pour le Stock600, le championnat europĂ©en, pour la saison 2006. Je finis deuxième et l’annĂ©e suivante, en 2007, je gagne le titre en Superstock 1000. Il se trouve que Ducati m’a beaucoup aidĂ©. En fait, durant ma saison de Stock600, j’Ă©tais aussi pilote d’essai pour les motos de production. L’annĂ©e d’après, en Stock1000, j’Ă©tais pilote d’essai pour la ma- chine du Superbike. J’ai mĂŞme essayĂ© la MotoGP. Ils me faisaient toujours piloter une moto plus difficile et je travaillais avec les ingĂ©nieurs du team. J’ai donc beaucoup appris et progressĂ©.

C’est donc comme ça que tu as fini par ĂŞtre pilote d’essai MotoGP en 2008 ?

C’est une histoire un peu plus bizarre en vĂ©ritĂ©. En 2007, quand je gagne le Stock1000, j’avais un contrat qui stipulait que je devais monter en Superbike en tant que pilote officiel Ducati la saison suivante. Sauf que [Max] Biaggi est arrivĂ© chez Ducati. Un jour de dĂ©cembre, tard, alors que je pensais faire le SBK, [Claudio] Domenicali m’a appelĂ© pour me dire qu’il n’avait plus de moto pour moi. Ă€ la place, il m’a proposĂ© ce rĂ´le de pilote d’essai. Je n’essayais pas les pièces, moi, mais les pneus avec le test team de Bridgestone. On roulait sur quasiment tous les circuits du MotoGP, quelques semaines avant le GP, pour sĂ©lectionner les pneus mis Ă  disposition des pilotes, [Casey] Stoner et les autres. J’avais 18 ans Ă  cette Ă©poque.

C’est tout de mĂŞme dommage d’ĂŞtre privĂ© de courses juste après un titre. Tu ne regrettes pas cette annĂ©e ?

J’avais un contrat avec Ducati, donc je ne pouvais pas bouger. Et oui, c’Ă©tait dommage de ne pas faire de courses, mais je n’ai aucun regret. Grâce Ă  cette annĂ©e, j’ai eu l’opportunitĂ© de faire une saison complète en MotoGP, avec le team Pramac, en 2009. Ce ne fut pas facile, mais c’Ă©tait un rĂŞve. C’Ă©tait bien de partager la piste avec Valentino, Jorge Lorenzo, Stoner. C’Ă©tait incroyable pour moi. Ils ont cassĂ© mon contrat alors que j’Ă©tais dans l’objectif que l’on m’avait fixĂ©. HonnĂŞtement, j’ai marquĂ© pas mal de points et je n’ai pas fait pire que les premières saisons de [Jack] Miller ou de [Danilo] Petrucci, par exemple. C’Ă©tait dur, mais cela m’a beaucoup aidĂ© pour ma carrière.

La suite de ton parcours est un peu chaotique. Tu as enchaîné de courtes expériences en Moto2, en WorldSBK ou en Superstock. Quels souvenirs gardes-tu de cette période ?

Pas mal de malchance, du genre Ă  choisir les mauvais teams, ceux qui ne payent pas, n’ont pas de pièces, voire qui abandonnent carrĂ©ment en cours de saison. Puis pas mal de saisons avec des blessures aussi. Pourtant, je n’ai qu’un regret, c’est de ne pas avoir pu faire une saison entière en WorldSBK sur une moto usine, comme c’Ă©tait prĂ©vu en 2008. Ă€ chaque fois, il y avait des pilotes plus importants. C’est comme ça, c’est la course, mais c’est quand mĂŞme dommage car je pense que j’aurais pu ĂŞtre rapide. Après, j’accepte car ma carrière m’a permis d’arriver chez Yamaha, de gagner des courses et le championnat.

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Niccolò Canepa dans les colonnes du numéro 138 de Sport Bikes Magazine. Disponible en kiosque et sur notre BOUTIQUE EN LIGNE.