Marc Marquez a signé la pôle position du Grand Prix d’Allemagne. Une performance qui lui permet de signer un nouveau record de la piste pour 4 dixièmes. Mieux il signe sa neuvième pôle position sur le tracé du Sachsenring. Là encore un record.
Marc Marquez intouchable

Marc Marquez n’a pas faillit. Favori logique suite à son meilleur temps d’hier, l’officiel Ducati n’a pas manqué l’occasion de marquer une nouvelle fois l’histoire sur « son » circuit. Bien décidé à aller chercher le meilleur temps, l’Espagnol est monté en pression au fur et à mesure de la séance. Comme il l’a expliqué, il voulait cette pôle position et il l’a eu au prix d’un effort graduel. « J’ai pris des risques de plus en plus élevés pour aller chercher la pôle. » Tout sourire au terme de la séance, Marc Marquez a ensuite envoyé un message inquiétant à ses adversaires. « Je suis content car nous avons réduits l’écart en terme de rythme de course. L’écart est moins important qu’hier. » Voilà de quoi inquiéter la concurrence assurément.
Marc Marquez et Ducati en première ligne

Une concurrence qui se résume au terme des essais à d’autres pilotes Ducati et non des moindres. Alex Marquez sera aux cotés de son frère grâce à un superbe chrono décroché dans son dernier tour. Le cadet de la fratrie encore convalescent retrouve le rythme. Cependant q’il savoure cette deuxième place, il ne cache pas que les courses seront forcément plus délicates. Par rapport au rythme de son frère mais aussi par sa condition physique qui n’est pas encore optimale. Et lorsque Alex Marquez parle de rythme de course, il pense aussi à Fabio Di Giannantonio. Le pilote de la VR46 complète un triplé Ducati sur la première ligne de la grille. Promu favori hier par Marc Marquez, « Di Gia » a répondu présent ce matin mais attend les courses de pied ferme. Il n’est pas le seul.
Aprilia Trackhouse à la rescousse

Si la première ligne est toute de Ducati composée, la deuxième fait la part belle à Aprilia. Encore une fois l’écurie Trackhouse sauve les meubles pour la marque de Noale avec un tir groupé de Fernandez et Ogura. L’Espagnol a signé le quatrième temps devant le Japonais, ce qui les place en position idéale pour les courses. Fernandez a repris depuis deux Grand Prix du poil de la bête et s’affirme encore un peu plus en Allemagne. Sa prolongation de contrat n’a pas encore été rendue public mais on peut considérer qu’elle est désormais validée. Ceci explique donc cela. Une chose est sure il faudra compter avec les deux pilotes Trackhouse pour les courses. Voilà qui va redonner, un peu, le sourire du coté d’Aprilia car dans la structure officielle c’est soupe à la grimace et on peut le comprendre…
Bezzecchi la chute de trop

Car oui rien ne va plus au sein de la structure officielle. La raison ? Une nouvelle chute de Marco Bezzecchi au cours de la Q2. Pointé au huitième rang de la séance, on pourrait se dire que rien est perdu pour les courses sauf que cette énième chute ne va pas rester sans conséquence. En effet, Marco Bezzecchi a pris la direction de la clinique mobile avant le terme de la séance avec le bras gauche en écharpe. Le verdict est sans appel puisque l’Italien souffre d’une fracture de la clavicule et qu’il va devoir se faire opérer. Il est donc forfait pour le reste du week-end. C’est donc une nouvelle douche froide et une catastrophe pour l’Italien. Dans son malheur Bezzecchi peut juste se considérer comme chanceux car après ce rendez vous ce sera le break estival. Reste qu’il s’agit désormais du quatrième Grand Prix sans point pour Bezzecchi. L’Italien a-t-il perdu le championnat ? Non mais la pause va lui permettre également de faire un « reset » coté mental. Quant à Jorge Martin, le leader du championnat, il n’a pu faire mieux que neuvième. Il va y avoir du boulot pour l’Espagnol en course. Le plus dur sera qu’il garde son sang froid. Pas une mince affaire.
Fabio Quartararo l’exploit

Coté français, Fabio Quartararo a une nouvelle fois créé la sensation au guidon de sa Yamaha. Sorti de la Q1 avec Francesco Bagnaia, l’officiel Yamaha est allé cherché une place sur la deuxième ligne en signant le sixième chrono. Encore une fois le français a laissé parler son talent et tiré le maximum du potentiel de sa Yamaha. Mais comme toujours il faudra composer avec une moto imprévisible et « sauver les meubles » en course. Premier élément de réponse cet après midi durant la Sprint. L’an passé, Fabio avait décroché la troisième marche du podium. Un objectif utopiste aujourd’hui ? Sait on jamais….

