Alex Marquez a dominé la première journée de test à Buriram. Comme l’an passé et comme lors des tests de Sepang le vice-champion du monde semble très à l’aise avec sa Ducati officielle. Mais il n’est pas le seul et la journée de demain, la dernière avant le début de la saison sera très importante.
Alex Marquez devant son frère

Au guidon de sa Ducati officielle GP 26 engagée par le team Gresini, Álex Márquez a dominé les débats avec autorité. Déjà incisif dans l’après-midi, l’Espagnol a su exploiter la fenêtre idéale pour signer un 1’29” qui restera la référence du jour. Sur une piste exigeante et chaude du Chang International Circuit, il a fait parler sa précision dans le dernier secteur. Plus tranchant que son frère, il a su maximiser son time attack au moment clé, améliorant de deux dixièmes le chrono de Bezzecchi. Bien qu’assez loin des records du tracé, sa performance envoie un signal fort à quelques jours du Grand Prix. Serein dans ses choix techniques, efficace dans ses runs courts, il confirme que la Desmosedici version 2026 est semble t’il bien née.
Marc Marquez deux de chute

La journée a été plus mouvementée pour Marc Márquez. Victime de deux chutes, d’abord dans le dernier virage puis au virage 5, le champion du monde en titre a connu une entame compliquée. Sans gravité physique, ces incidents ont toutefois perturbé son programme de travail. Malgré cela, il a, à chaque fois repris la piste immédiatement pour reprendre le fil de ses essais. Capable de remonter dans le top 5 après sa seconde chute, il affiche une maitrise évidente et une condition physique semble t’il retrouvée.
Mais ces erreurs rappellent que la limite est fine à Buriram, surtout dans des conditions de forte chaleur. Cette journée contrastée souligne qu’il lui faudra encore certainement affiner ses réglages pour exploiter pleinement sa Ducati.
Pecco Bagnaia retrouve des sensations

Pour Francesco Bagnaia, la matinée a eu un parfum rassurant. Auteur du meilleur temps matinal en 1’29”678, l’Italien a immédiatement placé Ducati au sommet. S’il n’a pas amélioré l’après-midi, son chrono du matin lui permet de rester ancré dans le top 10. Sur un tracé où il détient le record en course, Bagnaia a retrouvé des sensations positives, notamment sur les phases de freinage appuyé. Son travail s’est surtout concentré sur l’équilibre général et la constance en rythme de course. Moins performant qu’Álex Márquez en time attack, il n’en demeure pas moins méthodique et régulier. À l’approche du premier rendez-vous de la saison, le double champion du monde semble avancer avec confiance et maîtrise retrouvée.
Une sensation qui accompagne également le retour en piste de Jorge Martin. Deuxième temps de la matinée, l’Espagnol a retrouvé le sourire et se sent de mieux en mieux sur son Aprilia. Mieux, ses soucis physiques et notamment son épaule semblent l’avoir oublié. Même s’il reste sous la domination de Marco Bezzechi, Martin reprend des couleurs et ça c’est une très bonne nouvelle pour lui Aprilia et l’intéret de la saison à venir.
Fabio Quartararo, la frustration évidente

Une situation qui tranche radicalement avec celle de Fabio Quartararo. La tension était palpable dans le stand Yamaha. En difficulté au classement, longtemps hors du top 10, le Français a affiché des signes évidents d’agacement face aux performances de sa Yamaha. Son langage corporel, jusqu’à un geste d’humeur envers sa machine, en disait long. Alors que son avenir pourrait s’écrire du côté de Honda, l’attente autour de son choix contraste avec les difficultés actuelles. Le directeur d’équipe Massimo Meregalli a rappelé que le passage au moteur V4 constitue un profond processus d’apprentissage.
« Nous ne pouvions pas nous attendre à de la magie », a-t-il insisté, évoquant un développement progressif et une amélioration espérée en seconde partie de saison « nous aurons une évolution moteur logiquement aux alentours de la mi saison« . Yamaha travaille encore sur le choix du châssis et de l’aéro, mais demain priorité sera donnée aux réglages afin de se projeter vers le Grand Prix du week-end prochain. Mais pour Quartararo, le temps presse mais n’est il pas déjà trop tard ? En tout cas la saison risque d’être longue…
Johann Zarco meilleur Honda

Cinquième temps de la journée, Johann Zarco s’affirme comme le meilleur pilote Honda lors de cette première journée thaïlandaise. Auteur d’une amélioration impressionnante de plus d’une seconde en time attack, le Français a su tirer profit de la RC213V dans des conditions exigeantes. Dans un clan Honda encore en reconstruction, sa performance apporte la confirmation que le chemin est dans la bonne direction. Régulier, appliqué et incisif dans son tour rapide, il devance les autres représentants de la marque. Sur un circuit technique comme Buriram, ce top 5 a valeur de signal positif. Si le travail reste conséquent avant le Grand Prix, Johann Zarco démontre qu’il est encore le fer de lance du constructeur japonais cette saison, même si Marini ce matin s’était montré le plus rapide.
Demain sera un autre jour
Il ne reste donc qu’une seule journée de préparation avant le lancement de la saison. Cette ultime journée devrait certainement nous apporter un éclairage plus précis des forces en présence. Si certains curseurs sont déjà très haut, comme chez Ducati, la hiérarchie du jour n’est jamais la vérité absolue. Entre le travail de chacun et les tests de développement à terminer, tout le monde n’a pas forcément le même objectif. Demain, il y a fort à parier que chaque pilote voudra se confronter au chrono. De quoi se rassurer ou s’inquiéter selon le résultat…

