24 Heures motos on ouvre !

Les 24 Heures motos donnent ce week-end l e coup d’envoi de la saison 2026 du championnat du monde d’endurance. Une année placée sous le signe du renouveau coté coulisse avec un nouveau promoteur. Coté piste, le spectacle promet d’être intense.

24 Heures motos première

La 49e édition des 24 Heures motos sera la première des quatre épreuves du calendrier 2026 du championnat du monde d’endurance. Un championnat inchangé cette saison avec un nombre d’épreuves inchangé depuis plusieurs années. Un peu dommage, mais l’arrivée de Claude Michy à la tête du championnat laisse espérer des lendemains plus heureux. A la tête de l’épreuve de Spa Francorchamps depuis deux ans, l’organisateur du Grand Prix de France n’est pas du genre à tout chambouler. A la tête d’un consortium regroupant l’ACO et les Editions Larivière, Michy a certainementdéjà des idées pour 2027. 2026 sera donc une année d’observation pour mieux préparer l’avenir.

24 Heures motos c’est complet

Cette saison 2026 commence pour le mieux puisque la grille de départ des 24 Heures motos affiche complet. Ce n’était plus arrivé depuis 2019, dernière édition où l’on retrouvait 60 équipages inscrits au départ. Lancée l’an passé, la catégorie Production a permis d’arriver à cet état de fait. L’an passé seulement 3 machines avaient répondu présentes, cette année elles seront 11 au départ des qualifications. Coté plateau justement, c’est encore une fois la catégorie Superstock qui sera la plus fournie avec 29 machines au départ. Coté EWC, la catégorie reine 19 motos seront présentes. Parmi ces dernières les 5 équipes officielles et un nombre d’outsiders qui devrait nous valoir une belle bagarre en piste. Autre point de satisfaction pour cette saison, 41 teams sont engagés de façon permanente sur le calendrier 2026.

24 Heures motos Le YART remet sa couronne en jeu

Les 24 Heures motos, seront bien évidemment l’occasion pour le champion du monde en titre de remettre sa couronne en jeu. Le Yamaha YART sera bien sur l’une des équipes à suivre d’autant plus qu’elle s’était imposée l’an passé ici même au Mans. Non sans mal et avec un petit coup de pouce du destin. Un peu à l’image de la saison écoulée puisque le titre ne lui était revenu que dans la dernière demie heure de course au Bol d’Or. La casse de la BMW lui offrant sa troisième couronne sur un plateau. Enfin une soucoupe plus exactement puisque le YART avait été couronné pour un point d’avance sur le Yoshimura Sert Motul…Reste que l’équipe de Mandy Kainz demeure une valeur sure de la discipline. Hanika et Fritz partageront le guidon avec Leandro Mercado, remplaçant de Jason O’Halaran reparti en BSB.

BMW mène le groupe des revanchards

Derrière le YART ils sont nombreux à nourrir des ambitions. Un premier lieu l’équipe de la BMW officielle. Le titre passé si proche l’an passé a fait naitre de nouvelles ambitions et l’équipe de Werner Damen a le gout de la revanche dans la bouche. On en veut pour preuve les résultats des tests pré 24 heures qui ont vu la BMW réaliser le meilleur temps. Un chrono dans les temps du record de la piste de l’an passé. Le signal est donc fort mais cela suffira t’il ? Marcus Reiterberger composera avec deux nouveaux coéquipiers. Michael Van der Mark, transfuge du Superbike mondial et Steven Odendaal. Sur le papier voilà un équipage redoutable. Cependant il faudra reconstruire une cohésion entre ces trois pilotes et Van der Mark n’a pas l’expérience des courses de 24 heures. Certes il a gagné deux fois les 8 Heures de Suzuka mais Le Mans c’est une autre histoire.

Yoshimura SERT Motul oublier 2025

Au Mans, il est bien sur impossible de ne pas considérer le Yoshimura SERT Motul. A domicile, l’équipe Suzuki aura elle aussi le gout de la revanche en bouche. Battue pour un point dans la course au titre, l’équipe de Damien Saulnier a surtout payé un lourd tribu à une édition des 24 heures 2025 totalement chaotique. C’est bien simple l’an passé, rien n’a fonctionné pour l’équipe la plus expérimentée du plateau. Avec 6 chutes en course, il était impossible de prétendre à un résultat. Greg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot ont donc trainé ce fardeau tout au long de la saison. Leur démonstration au Bol d’Or n’a pas suffit à inverser les choses mais a démontré qu’il ne faut jamais les sous estimer. Voilà pourquoi, il y a fort à parier que 2026 ne ressemblera pas à l’exercice précédent du coté de chez Suzuki. Forts sur la piste, forts dans les stands, les hommes du SERT vont répondre présents à n’en pas douter.

Honda et Kawasaki en embuscade

Ils ne seront bien sur pas les seuls à viser le haut du podium. Dans cette course à la victoire on ne peut écarter Honda et Kawasaki. Les premiers devront effacer une année 2025 très complexe où Corentin Perolari et Alan Techer ont pratiquement fait tout à deux. Hada leur coéquipier japonais a plus été un frein qu’autre chose. Voilà pourquoi cette année ils feront équipe avec John Mc Phee. Reste aussi à retrouver de la fiabilité sur la moto car l’an passé, la CBR 1000 RR-R a montré quelques signes de faiblesse.

Coté Kawasaki, l’équipage reste inchangé par rapport à l’an passé. Certes Mike Di Méglio n’est plus là, mais on retrouvera Roman Ramos, Grégory Leblanc et Christian Gamarino au guidon de la nouvelle ZX-10 R. L’an passé, les verts étaient passé tout près de la victoire et du record pour Leblanc. S’ils ne sont pas le plus rapides en performance absolue, l’expérience et l’homogénéité du trio est une arme de poids. Reste à savoir quel sera l’impact de la nouvelle machine dans les performances.

24 Heures motos des outsiders à la pelle

Si bien sur les équipes officielles attirent les regards, il ne faudrait pas oublier une belle brochette d’outsiders. Parmi eux la Yamaha 99 du team Marc VDS KM99. Cette année, elle sera chaussée en Bridgestone comme l’ensemble des équipes officielles. Un facteur de poids dans la performance pour Randy De Puniet qui reprend du service. Il sera associé à Florian Marino et deux nouvelles recrues Bo Bendsneyder et Alessandro Delbianco transfuges du Moto2. Attention également à la BMW numéro 76 qui participe à sa première saison complète. On retrouvera au guidon Sylvain Guintoli, Naomichi Uramoto et Hannes Soomer.

Une équipe solide sur la piste mais qui doit encore apprendre. Impossible également d’écarter d’un potentiel top 5 le team Tati Team Ava6 Racing. Performante dans les stands, la machine de la famille Enjolras aura fière allure sur la piste. Hugo Clère sera associé à Mike Di Meglio et Isaac Vinales. Enfin on ne peut écarter une autre BMW de cette liste. Celle du team ERC n°6. L’an passé elle avait terminé sur la troisième marche du podium. Cette année Kenny Foray, David Checa et Marcel Schrotter n’ont d’autre envie que de rééditer la performance.

24 Heures motos Le Superstock en folie

Si le plateau de l’EWC promet une belle empoignade, il en est de même en Superstock. L’équipe National Moto y remet sa couronne en jeu et tentera la passe de trois au Mans après ses succès de 2024 et 2025. Mais attention une Honda peut en cacher une autre et on pense bien sur au Team Rac 41, deuxième l’an passé derrière National Moto. On peut donc s’attendre à un beau bras de fer entre les deux structures. Un bras de fer qui sera très certainement arbitré par la BMW du team japonais Etoile n°25 ou encore par la Yamaha du team 3Art Best of Bike qui était sur le podium en avril dernier. Tiens puisque l’on est dans le giron BMW attention également à la machine du team Tecmas. Vainqueure à Spa l’an dernier, elle s’engage cette année sur la saison complète et pourrait bien faire la différence. Enfin on oublie pas la Yamaha 18 du team des Sapeurs Pompiers ou encore la machine du team No Limit toujours dans le haut du panier.

Vous le voyez tous les ingrédients sont réunis, météo comprise logiquement, pour faire de cette 49e édition des 24 Heures motos un sublime coup d’envoi de cette saison du championnat du monde d’endurance 2026.