©David Clares

Miguel Oliveira prend ses marques

Miguel Oliveira n’aura pas du patienter trop longtemps pour reprendre le chemin des circuits. Partant du MotoGP, le pilote Portugais a signé chez BMW et était pour deux jours sur le circuit de Jerez afin de découvrir sa nouvelle équipe, sa nouvelle moto et son nouveau coéquipier, pas un inconnu pour lui Danilo Petrucci. L’alchimie semble déjà en bonne voie.

Miguel Oliveira l’héritage

Miguel Oliveira n’est donc plus pilote de MotoGP mais bel et bien pilote de Superbike. Il vient de passer deux jours sur le circuit de Jerez avec sa nouvelle équipe BMW. Une équipe dont il doit tout apprendre et dans laquelle il va avoir la lourde tache de succéder à Toprak Razgatlioglu. Le Turc couronné pour la troisième fois et la deuxième avec BMW a fait le chemin inverse du Portugais. Il le remplace en effet chez Yamaha Pramac en MotoGP. Autant dire que pour Oliveira le challenge est conséquent, sportivement parlant d’abord mais aussi coté popularité.

Toprak a fait l’unanimité sur sa personnalité et sur son coté nonchalant. Pour Oliveira il faudra peut être un peu sortir de sa zone de confort lui qui n’est pas le plus charismatique du paddock. L’atmosphère plus détendue du paddock du championnat du monde Superbike sera peut être une révélation pour lui. En attendant, Oliveira sait qu’il n’est pas là pour faire que de la com car on l’attend aussi sur la piste. En ce sens le choix de la BMW n’est certainement pas le moins bon du plateau.

Miguel Oliveira un début positif

Comme pour Toprak en MotoGP lors des tests de Valence, Miguel Oliveira a du découvrir un nouveau monde, une nouvelle catégorie, une nouvelle moto et surtout de nouveaux pneus. Si l’on peut considérer que son parcours est certainement mins complexe que celui de Toprak, Miguel Oliveira a, surtout le premier jour, du se familiariser avec les pneumatiques Pirelli. Principalement avec le pneu avant, très différent de ce qu’il connaissait jusqu’à présent avec le Michelin. Pour autant son adaptation ne semble pas avoir été trop complexe puisque le Portugais a terminé juste derrière son coéquipier Danilo Petrucci. L’Italien transfuge du team Ducati Barni, a du pour sa part se familiariser avec une BMW radicalement différente de sa Ducati.

Auteur du sixième temps, l’Italien a lui aussi donné le sourire à sa nouvelle équipe.  Danilo Petrucci et Miguel Oliveira, semblent avoir rapidement trouver leurs marques si l’on en juge par les déclarations du directeur de l’équipe : « Nous avons très bien commencé : pour Danilo comme pour Miguel, c’est un excellent début. Il y a beaucoup de choses auxquelles s’acclimater, mais je suis super content. je pense qu’ils ont tous les deux fait un travail fantastique»

BMW se donne les moyens

En recrutant Oliveira et Petrucci, BMW ne cache pas ses ambitions pour 2026. Le constructeurs allemand entend bien tenir le rang qu’il a tenu cette année avec Toprak Razgatlioglu et avoir deux pilotes de MotoGP dans le box n’est pas le moindre des avantages. Reste que ces deux nouveaux venus ne seront pas lâcher « dans la nature » sans référence. Michael Van Der Mark, coéquipier de Razgatlioglu l’an passé a été conservé dans l’effectif pour 2026. Le Néerlandais sera pilote de test et développement et sera surtout un excellent baromètre pour jauger du niveau des deux arrivants. Shaun Muir, le directeur de l’équipe ne s’en cache pas bien au contraire : « Si vous regardez les temps de Danilo et Miguel et que vous utilisez Michael comme point de comparaison, les voir si proches, nous rend vraiment très heureux. »

Reste maintenant à peaufiner les modes de fonctionnement entre tous les rouages de l’équipe allemande mais sur ce point encore il semble que la sérénité soit de mise. Chris Gonschor, le directeur technique n’en doute absolument pas. « Dans l’ensemble, c’est un départ parfait : aucune chute, de bons retours, nous comprenons un peu mieux les pilotes et les pilotes comprennent un peu mieux l’équipe. Pour obtenir les succès que nous visons cette saison, nous devons travailler en équipe, et le travail d’équipe fait la force. » Voilà qui est dit. Miguel Oliveira n’étant pas autorisé à s’exprimer avant la fin d’année, (terme de son contrat Yamaha Pramac) il faudra donc attendre 2026 pour connaitre les premiers ressentis du Portugais.