Johann Zarco ça se complique…

Johann Zarco était aujourd’hui mardi à Lyon pour passer des examens. Suite à sa chute de dimanche à Barcelone, il avait rendez vous avec le professeur Sonnery Cottet pour un diagnostic plus complet. Les nouvelles ne sont pas celles attendues. Le pilote Honda LCR devra en effet se faire opérer dans quelques semaines. Une intervention qui sous entend une indisponibilité prolongée.

Johann Zarco : absence prolongée

Apres avoir passé une nuit en observation à l’hôpital de Barcelone dimanche, Johann Zarco est rentré le lendemain chez lui. Aujourd’hui il avait rendez vous à Lyon pour obtenir un second diagnostic auprès du professeur Sonnery Cottet. Un chirurgien spécialisé du genou et bien connu dans le milieu du sport. Zlatan Ibrahimovic, Charles Ollivon ou encore Demba Bamba sont ainsi passé entre ses mains expertes. Après examen de Johann le team Honda LCR a communiqué sur le diagnostic. Il semble que ce dernier soit plus défavorable que prévu pour le pilote français.

« À l’issue d’un examen approfondi, il est estimé qu’il faudra attendre une paire de semaines avant une intervention chirurgicale pour soigner ses ligaments. Il faut laisser le temps au traumatisme initial et aux autres blessures au genou de guérir avant une intervention. » Autrement dit Johann va devoir déjà patienter à minima jusqu’à la fin du mois pour que l’on puisse se pencher plus en profondeur sur son genou. Pour rappel, Zarco souffre de blessures au niveau des ligaments croisés antérieur et postérieur, du ménisque médial et du péroné de la jambe gauche.

Johann Zarco plus grave que prévu ?

Outre les blessures directes, c’est aussi la brulure du pot d’échappement de la Ducati de Bagnaia qui retarde l’intervention. En cas d’opération le risque d’infection sur une plaie non cicatrisée est réel. Le professeur Sonnery Cottet ne veut prendre aucun risque. Ceci étant dit, le fait que Johann Zarco subisse une intervention laisse à penser que les dégâts sont sérieux. Et qui dit intervention, dit récupération. Dans cette hypothèse, les propos du professeur sont lourd de sens. Interrogé sur le cas d’un joueur de rugby, il avait déclaré au sujet de l’intervention

« On sait, sur le plan mécanique, qu’elle devient suffisamment solide autour de huit-neuf mois. Ça fait trente ans que les chirurgiens cherchent si on peut accélérer ce temps. Pour l’instant, c’est non. Si on veut réduire les délais, on prend un risque. » Et de citer en exemple une skieuse slovaque qu’il avait opéré et qui avait décidé d’anticiper son retour. « Elle connaissait le risque, voulait tenter le coup et elle a repris à quatre mois. Et ça n’a pas cassé après. D’un côté on à la science, qui étudie des séries pour évaluer des délais raisonnables qui paraissent incompressibles. De l’autre, la discussion sur une prise de risque que chacun est prêt à prendre ou non. »

Espérer et rester positif…

On comprend bien à travers ces propos que le risque d’immobilisation de Johann Zarco peut se révéler important. Bien sur il faudra attendre l’opération et la nature exacte de l’intervention sur ses ligaments. Reste que si les propos du professeur Sonnery Cottet s’applique à Johann Zarco, il est fort peu probable que l’on puisse le retrouver au guidon avant l’été. Et ce dans le meilleur des cas.

Si l’on veut rester positif on peut aussi penser que ces 4 mois d’immobilisation concernaient une skieuse. Un sport où les contraintes sur le genou sont énormes. Dans le cas d’un pilote moto, elles sont moindre. Voilà de quoi espérer et on espère bien sur que les nouvelles seront le plus positives possible. Faute de quoi la saison du français risque fortement d’être compromise. Un vrai crève cœur alors qu’il avait semble t’il trouvé un axe d’amélioration sur sa machine. Sans oublier qu’il était une nouvelle fois le meilleur représentant du premier constructeur mondial.